Starship : nouvel abandon de lancement, des moteurs refusent de s’allumer
SpaceX a annulé la tentative de lancement du treizième vol d’essai de Starship prévue le 16 juillet, quelques instants avant le décollage, après que certains moteurs du véhicule n’ont pas réussi à s’allumer lors de la séquence d’ignition, selon SpaceNews. Le site spécialisé NASASpaceflight précise que l’interruption est survenue alors que l’équipe au sol avait maintenu le compte à rebours en vue d’un tir programmé à 17h45 heure locale (Texas), et que le problème concernait le booster identifié Booster 20, l’étage inférieur du système Starship.
Aucune des deux sources ne précise à ce stade combien de moteurs ont été affectés ni la cause technique exacte de cette défaillance d’allumage. SpaceX n’a pas communiqué de nouvelle date de tentative de lancement au moment de la publication de ces informations.
Un système propulsif complexe
Le booster Super Heavy, sur lequel repose l’étage Starship proprement dit, est équipé de 33 moteurs Raptor fonctionnant au méthane et à l’oxygène liquides. Cette architecture impose une synchronisation précise de l’allumage de l’ensemble des moteurs avant le décollage. Un échec d’ignition sur une partie seulement de ces moteurs déclenche généralement une séquence d’abandon automatique, les systèmes de sécurité du lanceur étant conçus pour interrompre le décollage plutôt que de tenter un vol avec une poussée insuffisante ou déséquilibrée.
Ce type d’incident n’est pas inédit dans l’histoire du programme Starship. Les vols d’essai précédents ont connu leur lot d’anomalies, qu’il s’agisse de pertes de véhicules en vol, d’échecs de séparation entre les étages ou de désintégrations lors de phases de rentrée atmosphérique. SpaceX revendique une méthode de développement itérative, consistant à tester des véhicules complets en conditions réelles plutôt que de multiplier les essais au sol isolés.
Un programme central pour les ambitions de SpaceX et de la NASA
Starship constitue la pièce maîtresse des projets de SpaceX pour des vols habités vers la Lune et Mars. L’entreprise développe également une version dérivée du véhicule, l’Human Landing System, retenue par la NASA dans le cadre du programme Artemis pour poser des astronautes à la surface lunaire. Les vols d’essai successifs visent à valider les différentes phases du vol : l’ascension du booster, la séparation des étages, la mise en orbite ou en trajectoire suborbitale du vaisseau Starship, sa rentrée atmosphérique, ainsi que la récupération du booster par le pas de tir grâce aux bras mécaniques de la tour de lancement, une manœuvre déjà réalisée lors de vols antérieurs.
Chaque interruption de compte à rebours, qu’elle survienne avant l’allumage ou pendant celui-ci, entraîne généralement une inspection du véhicule et des systèmes au sol avant qu’une nouvelle tentative ne soit programmée. Le calendrier des vols Starship a connu de nombreux ajustements depuis le début du programme, les délais entre deux tentatives pouvant varier de quelques jours à plusieurs semaines selon la nature des vérifications requises.
Selon les informations disponibles à ce jour, SpaceX n’a pas détaillé les prochaines étapes concernant Booster 20 ni communiqué de calendrier révisé pour ce treizième vol d’essai. Les précisions attendues devraient porter sur l’origine du problème d’allumage identifié le 16 juillet et sur les éventuelles modifications apportées avant une nouvelle tentative de lancement.
Sources : spacenews.com, www.nasaspaceflight.com