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Soyouz MS-29 s’envole vers la Station spatiale internationale depuis Baïkonour

Portrait illustré de Julien Ferrand

Julien Ferrand
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Un vaisseau Soyouz MS-29 a décollé mardi 14 juillet depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, emportant un nouvel équipage vers la Station spatiale internationale, rapporte NASASpaceflight. Ce lancement s’inscrit dans le cycle habituel des rotations de personnel qui maintiennent une présence humaine continue à bord de l’avant-poste orbital depuis plus de deux décennies.

Fusée Soyouz au décollage depuis le cosmodrome de Baïkonour
Crédit : NASA/MSFC

Le vaisseau Soyouz demeure, avec le Crew Dragon de SpaceX, l’un des deux moyens opérationnels permettant d’acheminer des astronautes et cosmonautes vers l’ISS. Depuis le retrait de la navette spatiale américaine en 2011, et jusqu’à l’arrivée du Crew Dragon en 2020, le Soyouz a longtemps constitué l’unique porte d’accès à la station pour l’ensemble des agences partenaires, y compris la NASA. La version MS du vaisseau, en service depuis 2016, a succédé aux capsules TMA-M et intègre des systèmes de navigation et de communication modernisés par rapport aux générations précédentes.

Un rouage essentiel de la présence humaine en orbite

Les rotations d’équipages via Soyouz s’organisent généralement selon un schéma bien rodé : lancement depuis Baïkonour, puis amarrage à la station après un vol pouvant se dérouler en quelques heures ou s’étaler sur environ deux jours selon le profil de rendez-vous choisi. Une fois arrimé, le nouvel équipage rejoint les occupants déjà présents à bord avant qu’une période de recouvrement ne permette la passation des activités scientifiques et opérationnelles entre équipes sortante et entrante.

Ce type de mission revêt une importance particulière pour la continuité des programmes de recherche menés en microgravité, qu’il s’agisse d’expériences en biologie, en physique des matériaux ou de tests technologiques préparant les futures missions lointaines. Chaque rotation permet également de renouveler les compétences disponibles à bord pour les opérations de maintenance de la station, dont la structure vieillissante nécessite une vigilance constante de la part des agences partenaires, au premier rang desquelles Roscosmos, la NASA, l’ESA, la JAXA et l’Agence spatiale canadienne.

Les détails précis concernant la composition de l’équipage embarqué à bord de Soyouz MS-29, ainsi que le calendrier exact de l’amarrage à l’ISS, n’ont pas été précisés dans les premières informations diffusées par NASASpaceflight. Ces éléments devraient être communiqués par Roscosmos et la NASA à mesure que la mission progresse.

Une coopération qui perdure malgré les tensions géopolitiques

Le maintien des lancements Soyouz vers l’ISS illustre la persistance de la coopération spatiale russo-américaine autour de la station, en dépit des tensions diplomatiques observées ces dernières années entre Moscou et les capitales occidentales. Un accord d’échange de sièges entre la NASA et Roscosmos permet régulièrement à des astronautes américains de voler à bord de vaisseaux russes, et réciproquement à des cosmonautes russes d’embarquer sur des Crew Dragon américains, afin de garantir qu’un représentant de chaque agence reste présent à bord en cas d’incident affectant l’un des deux systèmes de transport.

La Station spatiale internationale, en orbite depuis 1998, doit en principe rester exploitée jusque vers le milieu de la décennie suivante avant sa désorbitation programmée, selon les plans communiqués par les agences partenaires. D’ici là, les rotations d’équipages comme celle assurée par Soyouz MS-29 continueront de rythmer la vie de l’avant-poste orbital, dans l’attente du développement des futures stations commerciales censées prendre le relais en orbite basse.

Sources : www.nasaspaceflight.com

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