Les astronautes d’Artemis II remercient l’équipe européenne du Module de Service
Les quatre membres de l’équipage d’Artemis II ont visité l’ESTEC, le centre technique de l’Agence spatiale européenne situé à Noordwijk, aux Pays-Bas, selon un communiqué de l’ESA. Les astronautes de la NASA Christina Koch, Reid Wiseman et Victor Glover, accompagnés de l’astronaute canadien Jeremy Hansen, sont venus à la rencontre des équipes ayant conçu et fabriqué le Module de Service européen (European Service Module, ESM), l’élément qui a assuré la propulsion, l’énergie et le support de vie de leur vaisseau Orion lors de son survol de la Lune et de son retour sur Terre.

L’ESA a diffusé une photographie de cette rencontre, montrant les quatre astronautes entourés des ingénieurs et techniciens du programme ESM sur le site de l’ESTEC. Cette visite s’inscrit dans une démarche de reconnaissance envers les équipes industrielles et scientifiques européennes qui ont contribué à la réussite de la mission, sans que l’agence ne précise à ce stade d’autres détails sur le programme de cette rencontre.
Un module européen au cœur d’Orion
Le Module de Service européen constitue la partie non habitée du vaisseau Orion, accrochée sous la capsule où prennent place les astronautes. Développé sous la responsabilité de l’ESA et construit par Airbus Defence and Space, il fournit l’électricité grâce à ses panneaux solaires, l’eau et l’oxygène nécessaires à la survie de l’équipage, ainsi que le contrôle thermique du véhicule. Il embarque également les moteurs et le carburant qui permettent à Orion de manœuvrer dans l’espace, notamment pour les corrections de trajectoire vers la Lune et pour le retour vers la Terre.
Ce module s’appuie sur l’héritage technique de l’ATV (Automated Transfer Vehicle), le cargo spatial européen qui a ravitaillé la Station spatiale internationale entre 2008 et 2015. Ce choix de continuité technologique avait permis à l’ESA de proposer une contribution matérielle concrète au programme Artemis, en échange notamment d’opportunités de vol pour ses propres astronautes vers la Station spatiale internationale.
Une mission marquante pour l’exploration lunaire
Artemis II représente la première mission habitée du programme américain de retour vers la Lune. Contrairement à Artemis I, vol d’essai inhabité, cette mission a embarqué un équipage de quatre personnes pour un survol lunaire, sans alunissage, afin de valider les systèmes de survie et de navigation d’Orion en conditions réelles avant les missions ultérieures prévoyant un atterrissage à la surface lunaire. Jeremy Hansen, en tant que représentant de l’Agence spatiale canadienne, occupe une place particulière dans cet équipage : il est le premier astronaute non américain à participer à une mission lunaire habitée depuis le programme Apollo.
La visite à l’ESTEC illustre la dimension internationale du programme Artemis, où la contribution européenne, matérialisée par le Module de Service, s’articule avec les capsules et fusées développées par la NASA. L’ESA n’a pas communiqué, dans les documents rendus publics, d’informations supplémentaires sur les suites de cette rencontre ni sur d’éventuelles prochaines étapes de collaboration entre les astronautes et les équipes industrielles européennes impliquées dans les futures missions Artemis.
Sources : www.esa.int, www.esa.int