Chandra et IXPE dévoilent un pulsar niché dans la nébuleuse du Phare
Selon la NASA, une nouvelle image composite publiée le 9 juillet 2026 combine les observations du télescope spatial Chandra et de l’instrument IXPE (Imaging X-ray Polarimetry Explorer) pour étudier un pulsar situé dans la nébuleuse du Phare. Ce pulsar est une étoile à neutrons dotée d’un champ magnétique intense, tournant sur elle-même à très grande vitesse. L’image associe les rayons X captés par Chandra, représentés en violet, à ceux détectés par IXPE, en bleu, permettant de superposer deux types d’informations complémentaires sur cette région.
Deux instruments, deux façons de voir les rayons X
Chandra, en orbite depuis plus de deux décennies, est réputé pour la finesse de ses images en rayons X, capables de révéler la structure des sources célestes avec une grande précision spatiale. IXPE, plus récent, apporte une dimension différente : il mesure la polarisation des rayons X, c’est-à-dire l’orientation privilégiée des ondes électromagnétiques émises. Cette information renseigne sur la géométrie des champs magnétiques et sur les mécanismes physiques à l’œuvre autour de l’objet observé, des éléments que l’imagerie classique seule ne permet pas de reconstituer aussi directement, selon la NASA.
En combinant ces deux jeux de données sur une même région, les astronomes disposent à la fois d’une carte détaillée de l’émission en rayons X et d’indications sur la structure magnétique environnante. Cette approche multi-instrumentale illustre une méthode de plus en plus courante en astrophysique des hautes énergies, où plusieurs observatoires spécialisés sont mobilisés simultanément pour approfondir la compréhension d’un même objet.
Un pulsar au cœur de la nébuleuse du Phare
Le pulsar étudié se trouve dans une région baptisée nébuleuse du Phare. Les pulsars comptent parmi les objets les plus extrêmes de l’univers connu : issus de l’effondrement d’étoiles massives en fin de vie, ils concentrent une masse considérable dans un volume réduit, ce qui génère une densité extrême et des champs magnétiques parmi les plus puissants observés dans le cosmos. Leur rotation rapide, associée à ce champ magnétique intense, produit des faisceaux d’émission qui balaient l’espace de façon régulière, un peu à la manière d’un phare, d’où le nom donné à certaines nébuleuses associées à ce type d’objet.
La NASA n’a pas communiqué, dans cette publication, de détails supplémentaires sur la distance de l’objet, son âge ou son identification précise. L’agence présente cette image avant tout comme une illustration de la complémentarité entre Chandra et IXPE pour sonder ce type d’environnement extrême.
L’apport de l’observation multi-longueurs d’onde
Cette étude combinée s’inscrit dans une démarche plus large de l’astrophysique contemporaine, qui consiste à croiser les données de plusieurs instruments sensibles à différentes caractéristiques du rayonnement électromagnétique. Face à des objets aussi compacts et énergétiques que les pulsars, aucune méthode d’observation prise isolément ne suffit à rendre compte de l’ensemble des phénomènes physiques en jeu. L’association de l’imagerie de Chandra et de la polarimétrie d’IXPE permet ainsi d’affiner la description de la nébuleuse du Phare et du pulsar qu’elle abrite, sans toutefois que la NASA n’annonce à ce stade de conclusions définitives sur les mécanismes précis à l’origine des observations rapportées.
Sources : www.nasa.gov